« Il y a 1200 producteurs qui travaillent aujourd’hui avec Coproca (coopérative de transformation de laine d’alpaga). Chaque éleveur possède en moyenne entre 70 et 90 animaux, 30% sont des alpagas et 70% sont des lamas. La raison de cette répartition est que l’Altiplano est une région aride, l’avantage des lamas étant que ce sont des camélidés qui consomment peu d’eau, au contraire des alpagas.

Le ratio est inversé au Pérou qui est un pays beaucoup plus humide: les éleveurs peuvent donc se permettre d’élever plus d’alpagas que de lamas. Le paiement au producteur se fait directement au moment de la récolte. Une personne de Coproca est envoyée sur chaque site pour récolter la laine au moment de la tonte. Les éleveurs ne bénéficient donc que d’un revenu 2 fois par an pour les activités qui concernent l’alpaga, ce qui les pousse à avoir une double activité pour leur permettre de subvenir à leurs besoins.

Pour pallier la fuite des producteurs vers le marché péruvien (plus actif), Coproca a mis en place un programme d’assistance technique : aide au plan de management (élevage, pâtures), aide à la tonte (mise en place de la formation pour la tonte manuelle), programme de vaccination et de suivi de la santé des animaux.

Les clients sont majoritairement locaux, même si les produits fabriqués à base de laine d’alpaga venant de Coproca sont exportés à hauteur de 90%
(Pérou, Equateur, Chili, Europe et  EU).

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Après nettoyage, le rendement de la laine d’alpaga est de 50% en moyenne.
Les produits utilisés pour le lavage sont biodégradables.

Les teintures utilisées pour la coloration sont sans métaux lourds et proviennent de Suisse (importateur bolivien CIMIZA).

Le mode de fonctionnement de Coproca est conforme à un processus de production biologique

Altiplaneterre :
Une ONG locale crée avec l’aide d’Ethos pour le développement de la production de vêtements en alpaga destinés à l’exportation. La directrice est Monica Zamora, une Bolivienne formé dans la gestion d’ entreprise et plus spécifiquement dans les techniques de tricotage de laine. Actuellement, Ethos est le client principal d’Altiplaneterre, qui cherche activement d’autres clients pour alimenter leur activité.

Horaires de travail
8 heures par jour du lundi au samedi / 8h-12h et 13h-17h.
Les 6 artisans sont payés un salaire minimum de base, auquel il s’ajoute des primes calculées sur la production à la pièce. Ainsi, le salaire équivaut à un salaire locale + 25 à 100 pour cent.

Le projet d’Altiplaneterre
Suivre l’ensemble de la filière de la production de l’alpaga de l’élevage des animaux à la confection des modèles. Obtenir une certification bio pour la laine des alpacas de la région. Payer les éleveurs un prix plus élevé pour la laine brute et établir dans le village une chaîne de transformation de la laine (nettoyage, cardage, filature, teinture…) pour donner du travail sur place et aider ainsi les habitants à rester chez eux au lieu d’aller chercher du travail en ville.

Créer assez de demande pour dynamiser la production pour assurer des emplois fixes sur toute l’année. Sur toute la chaîne, payer des salaires au moins 25% supérieurs aux tarifs locaux. Ouvrir une crèche pour les enfants des tricoteuses. »

Se faire reconnaître par IFAT ou un organisme équivalent pour son travail de Commerce Equitable.


Disponibilité sur l’année
15 à 20 personnes travaillent dans l’atelier. Elles sont réparties en deux groupes : 10 tisseuses à la machine (5 machines au total, 2 personnes par machine), 10 tricoteuses à main, et des femmes à temps partiel. Les femmes viennent travailler de leur propre initiative et ont généralement suivi une formation financée par le Centro de las Llavas.
De début Mars à Avril, la récolte annuelle des pommes de terre prive l’atelier d’une partie de sa main d’oeuvre…
Leur salaire de l’atelier est souvent la seule ressource de la famille (certaines travaillent
également sur le marché le dimanche, mais les revenus générés demeurent très faibles.
Pour l’instant, toute la main-d’oeuvre de l’atelier travaille sur les produits Ethos. Cependant, quand aucune commande n’est en cours, les femmes tricotent non plus de l’alpaga mais de l’acrylique, et les produits ainsi fabriqués sont ensuite vendus sur le marché local.

Le projet Ethos
Maîtriser l’ensemble de la filière de la production de l’alpaga 
à la confection des modèles…

Créer assez de demande pour dynamiser la production jusqu’à assurer à l’association la possibilité de créer des emplois fixes sur toute l’année.

Payer des salaires au moins 20% supérieurs aux tarifs locaux.

Ouvrir une crèche pour les enfants des tricoteuses.