Au début, le commerce équitable était  basé uniquement sur une meilleure répartition Nord-Sud. Aujourd'hui le mouvement s'étend sur l'ensemble des échanges commerciaux, nationaux et internationaux. Il est à l'origine d'une prise de conscience globale des citoyens du contenu éthique et environnemental de consommation. Produire « Ethique » devient produire sans détruire, et distribuer « Ethique », devient prendre en compte l'intérêt général humain et environnemental et non rechercher la maximisation du profit à tout prix. Lorsqu' il s'agit d'alimentation, le commerce équitable rime avec Max Havelaar, nom d'un label et d'une ONG européenne éponyme apposé notamment sur certains paquets de café. Mais distribuer éthique n'est pas comme dans certaines GMS (Grande et moyenne distribution), apposer quelques paquets de café labellisés Max Havelaar sur les rayons.
Distribuer équitable serait à défaut d'avoir uniquement des produits éthiques en stock, au moins  de référencer prioritairement des produits alimentaires issus de la culture biologique équitable et des écoproduits qui respectent l'environnement et les droits de l'homme.


 
 
Ce serait aussi de créer des conditions de travail acceptables pour tous les salariés, dans la transparence et avec leur participation. Ce serait aussi … de payer le prix adéquat.

 

Peut-on accepter

qu'un paysan pauvre

manipule des produits
 
qui sont dangereux

pour lui et son

environnement ?

 

 

 

 

 


Pratiquer un Commerce Equitable sans l'aspect bio (respect de l'environnement, contrôle des produits nocifs, etc.) est un non-sens, car le simple fait de manipuler les produits nocifs entraîne une iniquité. Dans les pays pauvres, 30 000 personnes meurent par an, empoisonnés par les pesticides… (chiffres PAN : Pesticides Action Network). Réciproquement, la culture bio sans équité dans les échanges perd toute sa valeur éthique : consommer des produits issus de la culture biologique serait un simple souci de bien-être personnel chez le consommateur, sans se préoccuper des personnes qui travaillent dans la chaîne de production. Les abus et le travail des enfants seraient ainsi permis.